Le sambo, du russe SAMozatchita Bez Orougia (autodéfense sans armes) est constitué de deux formes de pratique. L'une martiale (le sambo d'autodéfense), l'autre sportive (le sambo sportif). Chacune de ces deux formes possède ses finalités propres, puisque utilisés dans des logiques distincts.

Le sambo d'autodéfense, considéré comme étant le sambo historique, est à son origine un art martial, qui revêt de nos jours un aspect sportif. Dans le vocabulaire courant, le terme "art martial" n'a pas nécessairement la désignation qui lui convient. Aussi, comme nous en faisons la distinction, nous allons tenter de définir ces deux concepts (martial et sportif).

Martial, nous vient du latin martialis, Mars, personnage issu de la mythologie grecque et romaine, fils de Junon et dieu de la guerre. Ainsi, art martial concerne et désigne les arts et métiers de la guerre, et doit être théoriquement employé dans ce contexte-ci. Le terme martial associé aux arts de combat ne serait réapparu dans le langage courant, et plus particulièrement dans la littérature qu'en 1357 dans un ouvrage de Geoffrey Chaucer, qui parle de tourney marcial à l'époque médiévale(1). Ce même terme désignait vers 1430 l'entraînement à l'art de la guerre, les faits de guerre (2).

Dans le vocabulaire courant des sports de combat, les arts martiaux référencent les disciplines venues d'Asie. Or, les lignes qui précèdent annihilent cette version, le terme et la pratique ne peuvent se limiter à ces populations. De plus, chaque population, chaque pays possédait une forme d'art martial, une forme de lutte, dont le nom était fonction de leur langue.

Aujourd'hui, la préférence semble aller vers une terminologie asiatique, même lorsque la discipline est "créée" par des européens. Différenciation étant ainsi faite, nous désignerons par art martial, toute activité ayant une vocation militaire, policière, ... . A contrario, nous désignerons par sport, toute activité pratiquée au sein d'une structure fédérale, associative, ayant une finalité à dominante loisir et non pas "guerrière". Nous ne savons que peu de chose quant à l'historicité du sambo, tant dans sa forme martiale que sportive. Les sources sont rares, le peu d'écrits à notre disposition manquent parfois de sincérité, si bien qu'un certain nombre se contredisent, où font apparaître des informations erronées.


Le sambo n'est, pas plus que ne le sont les autres styles contemporains, une nouveauté. Depuis que l'homme est terre il se bat, et emploi les moyens bio-mécanique à sa disposition pour parvenir à terrasser son adversaire, de façon symbolique ou non. De nombreuses traces peuvent en témoigner, comme une statuette en cuivre babylonienne du troisième millénaire avant Jésus Christ, représentant deux lutteurs se saisissant à la ceinture, dont la tenue n'est pas sans évoquer celle des sumotoris japonais. En Egypte dans la tombe de Khnoumhotep II (1929-1895 avant Jésus Christ) et de Séostris II (1897-1878 avant Jésus Christ) sont dessinées des fresques représentant des lutteurs(3). Sans parler de l'art grecque et romain avec leurs nombreuses œuvres d'art.

Quant aux épreuves sportives, on en trouve de longue date, avec par exemple les jeux olympiques où figurait la lutte, et plus tardivement le pancrace (début du Vième siècle avant Jésus Christ ; Pancrace signifie "force en tout")(4). Au moyen âge, on touve également des scènes de luttes. Avant les tournois, les plus jeunes se défiaient en luttant (des miniatures figurent sur le livre des Bonnes Moeurs du XVème siècle) (5).

Aussi, le Sambo, le Judo, et bien d'autres styles n'ont rien de nouveau puisque des formes de luttes codifiées existent depuis des siècles et des échanges entre styles ont sans doute eu lieu.

I Historique du sambo défense personnelle :

Il n'existe que peu d'écrits sur l'histoire de notre discipline. Les traces les plus complètes que l'on ait pu trouver, sont inscrites dans le mémoire d'Anthony Desbois(6). Cependant, concernant l'historique du sambo , l'on ne peut que se ranger derrière Alexis de Toqueville, pour qui " l'histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies ".

En effet, en parcourant l'histoire du sambo, l'on peut noter quelques incohérences qui peuvent être relevées en confrontant le sambo à son contexte historique.
 
 

1.1 La naissance du sambo defense personnelle

La naissance du sambo remonterait à 1917, né à l’issue des révolutions russes. Le fondateur présumé du sambo serait alors V.A. SPIRIDONOV, travaillant au département général des autos blindées de l’armée rouge jusqu’en 1919, où il y donnait des cours de défense personnelle.

On trouve aussi dès cette époque le nommé OCHTCHEPKOV participant lui aussi au développement du sambo aux cours préparatoires des miliciens de la ville.

TROTSKY, créant et organisant l’armée rouge, fît appel à ces deux personnages, afin qu’ils mettent en place une méthode de défense personnelle, pour les agents du Ministère de L’Intérieur.

Le Sambo, qui a cette époque ne revêtait uniquement que l’aspect défense personnelle, fût enseigné dans les écoles de police, afin que les policiers puissent se défendre sans armes, à l’image du "bobby Anglais".

Les faits évoqués ici se soustraient aux tourments qu’à connue la Russie en 1917. Nous verrons dans les chapitres à venir que la Russie était dans une situation extrêmement précaire, aboutissant à la révolution de 1917. Durant celle dernière, les dirigeants politques avaient d’autres préocupations que celle de créer une discipline sportive ou martiale.
 
 

1.2 La période révolutionnaire :

La Russie, depuis le début du siècle, connaît de nombreux mouvements sociaux. La première conséquence de ceux-ci est la création de la Douma, intervenant à la suite des événements tragiques de 1905. Mais, malgré ce changement institutionnel qui implique une nouvelle répartition du pouvoir, le tsar cherche à conserver son autorité, en n’épaulant pas la politique de la Douma. Le but de Nicolas II est d’avoir une Douma docile et obéissante, fidèle au régime autocratique hérité de ses ancêtres. Cette attitude n'améliore en rien les conditions de vie de la population. Celle-ci, en majorité paysanne (soit 85 % de la population), vit dans une extrême pauvreté, et est complètement analphabète.

Le mécontentement de la population augmente de jour en jour, et dès 1906, l’on pouvait compter un million de grèvistes. A cette époque la Russie du tsar est la dernière puissance occidentale, son économie ressemble à celle du tiers monde d’aujourd’hui.

Les victoires remportées par l’armée au début de la première guerre mondiale, rafermissent quelque peu le trône. Mais le bouillonnement populaire croit et conduit à la révolution de février 1917. Cette dernière débuta par des manifestations, comme il y en eut tant à cette époque. Celle-ci commence par la fête des femmes ouvrières, puis est succédée le jour suivant par les chômeurs qui se joignent aux femmes. Le troisième jour, les bolchéviks de Vyborg se joignent au mouvement, et c’est alors qu’intervient la police, sur ordre du tsar, qui ordonne de faire cesser le désordre. Dans la nuit du 26 au 27 février, les soldats se mutinent, et se rangent du côté des révolutionnaires. Si les soldats se mutinent et se rangent du côté des révolutionnaires, ceci tient au fait qu’à l’époque tsariste, les soldats se virent imposer par leurs sous officiers une discipline souvent humiliante. De plus, ces derniers, comme le reste de la population, ne voulaient plus continuer la guerre, chose que leur promettait les mouvements politiques révolutionnaires.

L’on pourrait alors croire que tout revient dans l’ordre, mais il n’en est rien. Le pays reste dans le chaos le plus complet, et les hommes politiques se disputent le pouvoir. On entre peu à peu dans la phase de double pouvoir, entre le gouvernement de Kerenski et la Douma, ou le premier mène une politique en désaccord avec la seconde. Ainsi, le gouvernement de Kerenski continue la guerre, alors que la Douma s’y oppose, et ira jusqu’à pactiser avec le général Kornilov pour se maintenir au pouvoir. Cette période ne fait donc qu’empirer les choses, d’autant que cette phase de double pouvoir rebondit de la Douma vers les soviets. Les slogans scandés dans les rues sont à cette époque sans équivoque : le pouvoir au soviets.

La révolution de février a amené la formation de divers organes de défense dans le pays. Ainsi, on trouve les comités de quartier, devant assurer la défense de la ville et organiser une nouvelle vie, en organisant des crèches, des cantines, en réquisitionnant des logements. Mais cette dernière activité prit le pas sur les actions de défense. Malgré tout les comités de quartier contribuèrent à la défense de la capitale lors du putch de Kornilov.

La garde rouge se crée également à ce moment. Celle-ci répond aux mêmes éxigences que les comités de quartier, devant faire face aux milices gouvernementales ou municipales. Ces gardes rouges ont bénéficié de l’appui des bolchéviks jusqu’à la création de l’armée rouge, à laquelle ils participent.

Quand à l’armée, l’instabilité politique n’arrange guère les choses. De plus, Kerenski et son gouvernement ne veulent arrêter la guerre. Ainsi, "dans les garnisons oisives des deux capitales et des villes de province, la discipline militaire naturellement s’affaiblit. Tout le service de garnison à l’arrière se trouve plus ou moins désorganisé ; il n’y avait pour ainsi dire plus d’exercice ; les corvées restaient souvent inaccomplies ; on ne voyait guère de sentinelles. Par ailleurs, des masses de déserteurs apparurent au front comme à l’arrière "(7)

Le mois de septembre ne voit aucune embellie, avec le putch manqué de Kornilov, avec lequel s’était compromis Kenrenski. Dans la même période, on trouve la création d’un comité révolutionnaire ayant pour objet de préparer un soulèvement armé. Trotsky est le président de ce soviet, et charge Lazimir, un jeune SR de gauche, de préparer le projet. Puis, on le mit à sa tête, aidé par trois adjoints bolchéviks. Mais, Lazimir perd bientôt l’apparence même de son pouvoir, et son nom finit même par disparaître des tablettes.

Les temps sont de plus en plus propices aux bolchéviks, qui écoutent le mécontentement de la population, des soldats, et préparent alors l’insurrection d’octobre.

Tout comme en février, la révolution d’octobre ne marque pas de trève. En novembre 1917 " la formation du "comité pour le salut du pays et de la révolution" entraîne un certain flottement dans la garnison."(8). Le 11 novembre 1917 commence une guerre civile, alors que le pays est toujours en guerre contre l’Allemagne. Mais, " L’armée n’obéit par encore au Sovnarkhom (Conseil des Commissaires du Peuple)",(9) et qui plus est, elle ne veut plus combattre. La première guerre mondiale prit fin le 3 mars 1918, mais les hostilités ne prirent fin pour autant, puisque la Russie fait encore l’objet d’attaques de la part des Anglais et des Français, de l’Armée Blanche et des Japonnais.

Un autre souci pèse encore au yeux des dirigeants. En effet, il faut a cette époque sauvegarder la révolution, ce qui exigeait des mesures urgentes, d’où la création de la Tchéka. Ce service de sécurité de l’Etat était chargé de lutter contre les menées contre révolutionnaires, que Lénine considéra comme "bras de fer de la révolution".

Les hostilités, entre les Russes et les troupes Anglo-Françaises ne s’arrêteront qu’en 1921 avec la paix de Riga. Quand a la guerre civile, elle ne s’achèvera que fin 1920.

De multiples insurrections sont tentées, et le succès de la révolution Russe ne deviendra une réalité qu’en 1922. C’est alors que la Nouvelle Economie Politique (NEP) commencera, afin de relancer l’économie du pays, comparable en ce temps au tiers monde que nous connaissons actuellement.
 
 

1.3 Une naissance probable du Sambo Défense Personnelle :

Les évênements décrits plus haut tentent de mettre en évidence le contexte très mouvementé de 1917. Il semble en effet peu probable que le sambo défense personnelle ait pu être formalisé en 1917. En effet, les dirigeants politiques d’alors devaient penser à organiser le pays, mettre fin aux hostilités, lutter contre les insurrections, et quitter la misère économique, dans laquelle le pays s’était installé depuis de nombreuses années.

Si l’on part du principe que le sambo doit permettre à des hommes de se défendre sans armes, il faut alors chercher le ou les organes qui puissent en avoir une quelconque utilité. Ceci implique prioritairement la création de ces organes, et ce n’est que dans un second temps que se pose les problèmes de formations.

1.1.1 L’armée Rouge Si l’on part des données d’Anthony Desbois(10), il apparaît que le sambo, qui est à la base de l’entraînement militaire, serait né en 1917, et Spiridonov et Ochtchepkov auraient été recrutés par Trotsky, désireux d’organiser et de créer l’armée rouge. Si tel était le cas, Spiridonov et Ochtchepkov devaient être des personnages de premier ordre, dont nous aurions au moins trouvé une trâce. Or il n’en est rien. Nous ne connaissons le rang qu’ils occupaient au sein de l’armée, et l’on peut facilement les positionner entre le 2ème classe et le général. Quant à Trotsky, il ne pouvait organiser l’armée rouge à cette époque, puisqu’il était alors Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères, et avait la lourde tâche de mettre fin à la première guerre mondiale. Trotsky ne devint Commissaire du Peuple à la guerre que le 22 février 1918.

L’armée rouge qu’il créa fût une tâche complexe à réaliser. Il ne faut cependant pas oublier que si la première guerre mondiale prit fin en Russie, le pays était encore en guerre en 1918. De plus, les soldats ne veulent plus faire la guerre, et les déserteurs sont de plus en plus nombreux, ce qui explique en partie les nombreux voyages de Trotsky sur le front.

En parcourant les écrits de Trotsky, on s’aperçoit qu’il n’est pas préoccupé par le sambo, et qui plus est, il n’y fait pas référence.

Bien que le décret de création de l’armée rouge remonte au 15 janvier 1918, le service militaire est rendu obligatoire le 29 mai, et les premières mobilisations commencent début juin. La grande majorité des troupes est issue de la paysannerie, vivant comme nous l’avons vu, dans une grande misère, et sont totalement analphabètes.

Ainsi, l’une des préocupations de Trotsky, était alors d’apprendre à l’armée et à ses militaires à " ravitailler comme il faut les unités, ne pas gaspiller les denrées, cuisiner de bonnes soupes ; apprendre à exterminer la vermine et habituer le corps à la propreté ; conduire les exercices comme il faut, moins en chambre et plus à l’air libre ; préparer concrètement et intelligemment les discussions politiques ; donner à chaque combattant son livret de service et le remplir comme il faut ; apprendre à nettoyer le fusil, à cirer les bottes ; apprendre à tirer ; […]"(11)

Quand à l’organisation même de l’armée rouge, il écrit dans le même ouvrage que "pour l’édification de l’armée rouge, nous avons utilisé des détachements de gardes rouges ouvrières, les anciens règlements, les atamans paysans, les ex-généraux tsaristes […] En fait, nous avons pris comme point de départ pour créer notre armée, le matériel historique que nous avions sous la main".

Trostky était contre toute doctrine militaire, contre tout dogme militaire, et avoue honnêtement qu’il s’est servit de ce qui éxistait déjà, et qu’il a organisé l’armée en fonction des besoins du pays.
 
 

1.1.2 La police : Avant 1917, il éxistait une police aux pouvoirs considérables, possédant également d’importants moyens financiers. La répression de l’Okhrana était dure, et avait entre autre pour mission de noyauter les organisations politiques d’oppositions. Après la révolution, se met en œuvre la Tchéka, destinée à sauvegarder la révolution Russe. D’après son texte fondateur, la tchéka avait pour mission de "1- Réprimer tous les actes de projet contre révolutionnaires et de sabotage. 2-Déférer à la justice du tribunal révolutionnaire les saboteurs et contre révolutionnaires. 3-De procéder aux seules enquêtes nécessaires à la sécurité du pays."(12). En définitive, les pouvoirs de la Tchéka et de l’Okhrana ne sont en certains points pas aussi antagonistes qu’il n’y paraît.

Avec le temps les pouvoirs de la tchéka se sont étendu, et celle-ci changea plusieurs fois d’appelation, pour devenir par la suite GUEPEOU, NKVD, KGB.

"La tchéka, "sentinelle de la révolution"commission ad hoc, était un organe de combat des adversaires politiques durant la guerre civile"(13). Plus tard, Staline utilisera le guépéou pour combattre l’opposition au sein de son parti, et l’utilisera également pour imposer la collectivisation aux paysans. Il n’a en effet pû utiliser l’armée rouge pour accomplir cette tâche, par le simple fait qu’elle était essentiellement composée de paysans.

A partir de 1936, le chef du NKVD Iéjov, "liquide presque tout ses vieux cadres, et les remplace par de jeunes bourreaux incultes, pour qui la guerre civile appartient à un passé révolu"(14). On assiste depuis quelques temps déjà, à un renouveau des personnels et dirigeants de la Russie. Staline, dans sa politique de terreur s’est efforcé d’éliminer les personnages non seulement contraire à sa doctrine, mais qui plus est, cette politique a menacé et éliminé beaucoup de personnages, pour ne pas dire la quasi totalité, qui s’étaient investi dans les révolutions de 1917. La conséquence première de ceci, est la déformation historique au profit du mégalomane Staline, dont la politique sera souvent comparée au nazisme, avec lequel il ira jusqu’à signer le pacte Germano-Soviétique.
 
 

1.4 Quelle origine pour le Sambo defense personnelle ?

L’hypothèse de la naissance du sambo au sein de l’armée rouge n’est pas quelque chose de très convaincant. En effet, le but d’une armée est de défendre un territoire contre des agresseurs venant d’un autre territoire. Or, le sambo n’apparaît alors que comme un détail, puisque pour faire une guerre on utilise des armes légères et lourdes, et de plus une guerre repose principalement sur une stratégie. Ce dernier point a été l’une des préocupations de Trotsky qui, lors de ses discours à l’association scientifico-militaire de l’académie militaire de l’armée rouge ouvrière et paysanne, luttait contre l’endoctrinement militaire.

L’autre préoccupation de Trotsky, était de gérer convenablement les troupes, essentiellement constituées de paysans, qui buvaient beaucoup, étaient analphabètes, et avaient des conditions de vie proche de celle des SDF (Sans Domicile Fixe).

De plus, l’armée rouge a été construite avec l’aide d’anciens généraux tsaristes, qui ont amené avec eux leurs techniques. Ainsi, si le sambo avait été créé ici, il aurait de toute manière été construit à partir d’éléments de l’armée tsariste.

Le sambo, s’il est utilisé au sein de l’armée, ne peut servir qu’à des troupes d’élites spécialisées. Or, nous savons qu’à la création de l’armée rouge, de telles unités n’existaient pas. Par contre, nous savons que par la suite ce type de commandos était contrôlé par le KGB.

A contrario, il semble plus probable que le sambo ait pu servir au sein de la tchéka. Celle-ci a véritablement mené une politique de terreur au sein du pays, tout comme son prédécesseur l’okhrana. Qui plus est, la tchéka est un organisme au contact de la population, qui peut certes la contrôler, mais qui peut être amenée à avoir besoin d’une méthode de combat comme le sambo. Ceci pourrait expliquer la réticense qu’ont eut les soviétiques à exporter le sambo, discipline martiale qui a permi de maintenir la révolution. En effet, la Tchéka a du faire face à de multiples tentatives d’insurrections, qui ont menés à l’exécution pure et simple de leurs auteurs.

L’image du policier soviétique à l’image du "Bobby Anglais" ne paraît également pas très appropriée, puisque les fonctions sont différentes, et de plus le policier soviétique n’est pas quelqu’un de souple, et il devait l’être encore moins à l’époque stalinienne.

Quant à l’origine même du sambo, il est dificile de fixer une date précise, par le simple fait que le sambo, en tant que méthode de défense personnelle, est utilisé depuis que l’homme est sur terre. Les Russes, comme les autres populations de notre planète n’ont fait qu’utiliser les méthodes de combat de leur prédécesseurs, et y ont donné un nom, et ce en fonction de leur langue. Le fait même d’affimer que le sambo nait en 1917, juste après la révolution d’octobre, ne peut que nous laisser croire qu’il s’agit ici plus d’un instrument de propagande politique que d’un fait historique.

II Historique du sambo sportif

L’histoire du sambo sportif est tout aussi controversée que le sambo Défense Personnelle. Il n’existe pas moins de quatre dates différentes pour la naissance du sambo sportif. Bernard Bronchart(15) le date en 1933, Pierre Taberna et Georges Carbasse(16) en 1935, Herbert Jacob(17), en 1938 Anthony Desbois(18) en 1945. Cependant, tous s’accordent à dire que le créateur du sambo sportif est Anatoli Karlampiev.

Le sambo aurait été mis en place par des techniciens qui voulurent créer une discipline sportive, qui mette les lutteurs de chaque style sur un pied d’égalité.

L’U.R.S.S. est un territoire vaste qui possède de nombreuses ethnies, qui ont elles même un style de lutte qui leur est propre. Les Russes ont alors voulu que chacun puisse s’exprimer dans son propre style, face à un adversaire d’un autre style, et ce dans une même compétition. Ceci s’appela dans un premier temps lutte libre, et on ne sait trop pourquoi les Russes l’appelèrent sambo. La seule chose que l’on sache à propos de cette dénomination, est que la population aurait pu confondre cette lutte libre avec la lutte libre olympique.

Pour beaucoup, le sambo sportif serait issu du sambo historique (sambo défense personnelle), que Karlampiev sportivisa.

Mais dans ce domaine, les Russes n’ont rien inventé, puisque les lutteurs de régions différentes, et de styles différents s’affrontèrent déjà il y a quelques siècles. Par contre, il est possible qu’ils soient les premiers à avoir officialisé une épreuve sportive autorisant plusieurs styles de luttes à s’affronter lors d’un même tournoi.

Quant à Karlampiev, peut-on considérer qu’il a à lui seul créé le sambo ? L’incertitude règne d’autant plus que sa biographie reste assez floue pour un auteur comtemporain.

Quant à donner une date de création du sambo sportif, nous ne nous y risquerons pas. Cependant, nous pouvons donner deux hypothèses, bien que l’une ne puisse tout à fait exclure l’autre.

La première est que les années trente semblent assez bien correspondre avec la politique de la NEP, et du renouveau des cadres dans certaines administrations, pouvant redonner à la Russie un certain dynamisme sur le plan sportif. Vouloir créer une discipline sportive qui permette aux Républiques Soviétiques de se réunir ponctuellement, peut entrer dans le cadre politique de cette époque, menée d’une main de fer par Staline. On peut émettre l’hypothèse d’une fonction socialisante du sambo. Mais l’après guerre, qui vit l’U.R.S.S. devenir une grande puissance pourrait également convenir à la création du sambo, pour un pays qui accède à la dimension de puissance mondiale..

La seconde hypothèse est également liée à la politique du pays. En effet, les dirigeants soviétiques pensaient que le mouvement de 1917 entraînerait inévitablement le déclenchement d’un révolution mondiale. Aussi, fort de cette idée, ils étendirent leur politique jusqu’au mouvement sportif, en ignorant les organisations traditionnelles et en refusant de s’affilier aux fédérations internationales, et à fortiori au C.I.O., et boycottèrent de fait leurs compétitions. Ce sport communiste qui devint le sport travailliste "devait organiser des compétitions entre travailleurs de tout pays, en refusant d’entrer dans le jeu des compétitions bourgeoises"(19). On y retrouva ainsi l’Allemagne, la Tchécoslovaquie, la Finlande, La France, l’Italie, l’U.R.S.S. et la Suède, qui tentèrent d’organiser leur propre "olympiade" en 1928, à Moscou (les Spartakiades).

Cette autarcie sportive, directement liée à la politique internationale de la Russie, pourrait être le moteur pour la création d’une "discipline prolétarienne", ne s’appuyant pas a priori sur les "sports bourgeois".

III L’évolution du Sambo après la seconde guerre mondiale
 
 

3.1 Evolution sur le plan compétitif :

Nous ne possédons que peu de traces écrites du sambo juste après guerre. Le sambo sort de son obscurité dans les années soixante, et ce à travers le judo.

L’adoption par la Fédération Internationale de Judo (F.I.J.) des catégories de poids en 1961, qui s’était elles même imposées sous la pression du Comité International Olympique (C.I.O.), "incite l’U.R.S.S. à participer aux championnats internationaux en habillant de "kimono" ses lutteurs de sambo"(20). Au premier championnat d’Europe en 1962, la Russie compte deux vainqueurs, devient championne d’Europe par équipe en 1963 et 1966, et obtint quatre médailles de bronze au Jeux Olympiques de Tokyo. "Malgré toutes les critiques dont ils ont fait l’objet, les soviétiques ont largement participé à l’évolution sportive du judo par, non seulement un apport technique de "formes de corps" et de saisies particulères, mais aussi et surtout grâce à des qualités physiques exemplaires "(21).

Les Français qui partent en Russie, voient un judo "non classique" efficace, mais voient en fait des samboïstes qui s’entraînent. Les Russes gagnent donc des championnats de judo grâce au sambo, ce dernier passant alors pour un style supérieur. Lorsque les Russes gagnent, alors que dans les années soixante, se sont essentiellement les Japonnais qui gagnaient, et la seule exception fût alors le Hollandais Geesing, ils gagnent essentiellement sur des techniques au sol. C’est ainsi que les Japonnais repèrent leur faiblesse, et réagissent en retravaillant les techniques au sol. Peu à peu le phénomène se renverse, et les Russes finissent par connaître la même difficulté que les Japonnais. Les Russes réagissent également, et étudient au sein des facultés de sports les raisons de leur défaites. Ils étudièrent alors les spécificités du judo, qui sont autres que celles du sambo, et conclurent qu’il fallait dans leur séance d’entraînements inclure des séances spécifiquement judo.

3.2 Evolution et développement fédéral

L’évolution du sambo sur la scène internationale s’est faite grâce à la Fédération Internationale des Luttes Amateurs (F.I.L.A.). Nous rencontrons ici encore, des divergences quant à l’entrée du sambo au sein de la F.I.L.A.. En effet, Anthony Desbois la date en 1968, alors que Pierre Taberna et Georges Carbasse eux la datent en 1966. Par la suite, on note que des tensions se créerent entre la F.I.L.A. et le sambo, conduisant à une séparation des deux.

Dans le rapport du secrétaire général de la F.I.L.A., Milan Ercegan, où il retrace les activités fédérales de 1964 à 1968, on peut lire que " le sambo a été reconnu comme un troisième style de lutte "(22) et rejoint alors les deux styles de luttes olympiques. L’entrée du sambo a entraîné un changement d’appelation de la F.I.L.A., intervenant lors d’une réunion à Bucarest le 31 Août 1967.

Cette entrée du sambo au sein de la F.I.L.A., fait suite à la politique de cette dernière d’introduire de nouveaux styles de luttes folkloriques et nationales, qui s’est engagée semble t-il depuis 1966. L’on en retient la trace à travers un congrès international qui eut lieu en 1966.

Il y a véritablement eu de la part de la F.I.L.A la volonté de promouvoir et développer le sambo. Le rapport de la commission de sambo sur la compétition de Riga (premier tournoi international de sambo) le 17 décembre 1967, montre Herbert Jacob, président de cette commission, très enthousiaste. Il n’est d’ailleurs pas le seul, puisque lors de la réunion du 10 novembre 1968 à New Delhi, le Président de la F.I.L.A. Roger Coulon, dit alors : " nous pourrions, en accord avec le C.I.O. et les pays organisateurs, faire en sorte qu’il y ait un festival des luttes folkloriques et traditionnelles dans le cadre même des olympiades, et ceci à partir des olympiades de Munich en 1972 "(23).

Mais cet enthousiasme et cette volonté de développer le sambo au sein de la F.I.L.A. n’est peut être pas partagée par les samboïstes Russes. En effet, on peut noter une légère difficulté des Russes à vouloir s’intégrer au sein de la F.I.L.A. Lors de la réunion du bureau fédéral le 23 octobre 1968 au palais des sports de Prista Hielo au Méxique, on note que " le bureau décide de demander aux fédérations nationales de sambo d’adhérer à leur fédération nationales de luttes, dans un délai d’un an, étant donné que le sambo est un style de lutte."(24). Dans le procès verbal de la réunion du comité exécutif F.I.L.A. du 23 mars 1968 en Argentine, on constate que le premier point de l’ordre du jour concerne le développement du sambo. On lit alors qu’une brochure sur le sambo est en cours de préparation, et qu’un film est distribué, non pas par la voie fédérale, mais par les ambassades d’U.R.S.S., et ce dans cinquante nations.

Peut on véritablement mettre les querelles sambo-luttes sur le compte unique de la F.I.L.A. ? Il est possible que les Russes aient voulu se servir de la F.I.L.A., utilisant sa notoriété et son implantation dans 84 nations pour diffuser le sambo.

Il est également possible qu’ils aient voulu contrôler eux même leur discipline, et qu’il y ait eu divergence de vue entre les dirigeants. Le seul qui siège à la commission de sambo est M. KATOULINE vice-président de la F.I.L.A. et de la commission sambo, ainsi que président de la Fédération Russe de Lutte. Les Russes agissent , du moins officiellement au second plan.

On peut aussi penser que les Russes ne voulaient développer le sambo. Mais on se trouve dans une certaine ambiguïté, car le développement du sambo et son entrée sur la scène internationale n’a pu se faire qu’avec le consentement des autorités. Il ne faut perdre de vue, qu’à cette époque encore, les Russes ne défiaient pas leurs dirigeants impunément, car ils connaissaient les mesures de rétorsions.

Ce que l’on peut cependant noter, est que lorsque l’on parle de la pratique du sambo en U.R.S.S., il ressort souvent des conversations le club DYNAMO. Or, les associations sportives sont constituées sur la base de secteurs professionnels, syndicaux ou au sein d’organismes d’Etat. Le Dynamo quant à lui est le club des fonctionnaires, et plus précisément celui de la police secrète, de l’Armée Rouge.

De plus, les dirigeants soviétiques avaient mis en place un programme sportif officiel, qui fut publié dans les années trente sous le slogan G.T.O. (Gotov k Trudu i Oborine : prêt pour le travail et la défense). Ce G.T.O. est un véritable service national obligatoire pour tous les citoyens. Il comprend quatre épreuves d'athlétisme, une épreuve de gymnastique, de natation, de saut en longueur et hauteur, de ski de fond, de tir. Concernant le sambo, qui est le sport national, on peut voir que celui-ci ne figure pas dans ce programme. Il n’est donc pas à la portée de tous les citoyens.

Mais malgré tout le sambo s’est quand même développé. L’explication se trouve peut être dans les victoires qu’ils ont pu rencontrer en judo. Les nations qui ont subit des défaites face aux Russes, qui eux même battirent les Japonais, bien que le premier à le faire fût le Hollandais Geesing, se sont demandé qu’elles étaient les méthodes d’entraînement des Russes, et ont alors découvert le sambo. Les Russes se sont alors peut être laisser aller, et ont montré ce sambo, base d’entraînement du Judo. A ce petit jeu d’intéressant/intéressé, les Russes se sont peut être fait surprendre, et se sont trouvés dans l’obligation de diffuser leur discipline. Si nous nous reportons au peu de documents à notre disposition, on se rend compte qu’en fait, ce ne sont pas les Russes qui propagent le sambo, mais que ce sont les autres styles de luttes qui en sont demandeurs.

Quant aux qualités physiques révelées par René Rambier(25), il semble que les Russes y accordaient une importance certaine. Il furent les premiers à utiliser les méthodes de musculation par électro-stimulation en 1970, qu’expérimenta Kotz sur des samboïstes(26).

IV Arrivée et développement du sambo en France

L’arrivée du sambo en France s’est fait par l’intermédiaire de la Fédération Française de Lutte (F.F.L.), en 1972. Dans la logique de développement de notre discipline, un stage fût organisé à Manchester, par Herbert Jacob et dirigé par les Russes IONOV et TIKHOMIROV. Ce colloque de Manchester se déroula les 25 et 26 Octobre 1974, avec la présence de 9 Espagnols (dont Daniel Robin, entraîneur et Fernando Comte, président de la Fédération de Lutte Espagnol), 3 Anglais le 25, puis 9 le 26, 2 Français (Mss Etienne Labrousse et Marcel Van Espen), un Bulgare, un Italien, 3 Japonais arrivant le 2ème jour du colloque(27).

Retenons le nom de l’interprête lui aussi intéressé à la discipline, l’Anglo-Américain Josh Henson, qui dynamisera le sambo aux USA, deviendra Secrétaire Général de la FIAS en succession d’Etienne Labrousse lors de la création de la FMS, puis Président de la FIAS reconnue par l’AGFIS.

Ce premier stage fut organisé à l’intention des entraîneurs et arbitres de sambo, et à l’issue de ce stage, Etienne Labrousse fut classé arbitre de 2ème catégorie. Ce stage permettait ainsi de préparer les compétitions de la saison 1974-1975.

Par la suite, Mr Marcel Van Espen, alors D.T.N. au sein de la F.F.L., disparut totalement des tablettes, au profit d’Etienne Labrousse, si bien qu’à ce jour beaucoup de gens croient qu’il est le seul a s’y être rendu, alors que le rapporteur en fut Marcel Van Espen. Il voulut sans doute montrer aux samboïstes actuels, qu’il était à l’initiative de l’implantation du sambo en France, devenant en quelque sorte, le patriarche du sambo, et oubliant du même coup que la discipline s’était parallèlement développée au sein de la FSGT, et ce dès son arrivée sur le territoire. Cependant, il ne faut utiliser le pêché d’orgueil d’un homme pour minimiser une action qui a amené des centaines de personnes à pratiquer cette discipline.

Etienne Labrousse, qui fut à diverses reprises responsable du sambo au sein de la F.F.L., a sans nul doute été le plus visionnaire et le plus opportuniste, quant aux possibilités de hisser le sambo au rang des disciplines délégataires.

Si le sambo semble se développer au cours des années 70-80, ceci ne se fait pas sans heurter les dirigeants de la lutte, tant au plan national qu’international. Nous ne connaissons la nature exacte des dissentions, faute de document écrit, mais toujours est il qu’il eu divers rejets d’Etienne Labrousse. Les thèses avancées jusqu’ici, quant au rejet du sambo par les organes de la lutte, mettent en évidence l’essor du sambo. La peur résiderait dans le risque pour la lutte de voir le nombre de licenciés sambo plus important que les styles olympiques, risquant alors de déstabiliser ces derniers.

La tension culmine avec une directive de la F.I.L.A., qui interdit à tout club d’ouvrir une section de sambo sous peine d’exclusion. C’est à partir de ce moment que se crée la première Fédération Internationale Amateur de Sambo le 16 Mai 1985 (F.I.A.S.), présidée par Fernando Comte, présent au colloque de Manchester. Il fut rejoint dans cette démarche par Etienne Labrousse, élu Secrétaire Général.

Ce premier organe international de sambo, dans lequel n’apparaît encore aucun Russe aux principaux postes, donne pour condition d’affiliation, l’acceptation du sambo comme discipline à part entière, ce que refuse la F.F.L.. Ce refus entraîne ipso facto la création par Etienne Labrousse de la Fédération Française Amateur de Sambo le 19 Octobre 1985, au Lycée d’Etat Maurice Ravel de Saint Jean de Luz (64), devancée par la création de la Ligue Azuréenne de Sambo Amateur (L.A.S.A.) à l’initiative des Messieurs Jean François Maillet et Christian Joly.

Les difficultés du sambo ne s’arrêtent pas pour autant. En effet, la F.I.A.S. enregistre une fuite des techniciens soviétiques, entraînant la formation, à la demande des Russes, d’un autre organe international. Ainsi, se créé la Fédération Mondiale de Sambo (F.M.S.) le 5 décembre 1991, lors des championnats du monde à Chambéry (73), où Etienne Labrousse est élu président par acclamation.

A l’heure actuelle, le sambo connaît 2 F.I.A.S., une F.M.S., qui a rejoint la F.IA.S. Russe. L’autre F.I.A.S. est dirigée par l’Américain Josh HENSON, en succesion de Fernando Comte.

Au vu des documents que nous avons eu à notre disposition, deux personnages sortent du lot. Ce sont Messieurs Tikhomirov et Labrousse, qui se sont il y a peu, affronté sur la scène internationale, et qui aboutit à la réunification de la F.I.A.S. Russe de Tikhomirov et de la F.M.S.. Lors du Colloque de Manchester, Tikhomirov, qui est pour l’heure le président d’une des F.I.A.S., est l’un des deux maîtres soviétiques.

Nous savons maintenant que l’U.R.S.S. n’envoyait à l’étranger, et qui plus est sur les "terres de Churchill", que des éléments qu’elle pouvait contrôler. Or, "le 11ème département du K.G.B. autorise et organise les voyages de citoyens soviétiques à l’étranger. Il fournit des "accompagnateurs" aux groupes se rendant à l’étranger."(28). L’U.R.S.S. à cette époque prend toutes les mesures nécessaires pour ne pas risquer la fuite de ses "sujets" à l’étranger.
 
 
 

Hervé Chastagnier

 
 
 
 


(1)(2) Howard Reid, Michaël Croucher, "les arts martiaux, toutes les disciplines", Edition Larousse, 1987

(3) Sciences et Avenir, n°630 bis, Août 1999

(4) Marie Tompropoulos, "description complète d'olympie", Edition les Guides Cacoulides, 19??

(5) Geoges Duby, "les tournois, matchs du moyen âge", in Historia, janvier 1985

(6) (10) (18) Anthony Desbois, "L'unification des sports de combat, protocole de formation globale ; de la combatique au sambo mixte", Mémoire pour le diplôme de maîtrise STAPS mention Management du Sport, UFR STAPS Nice, 1994

(7) Nicolas N. Soukhanov, "La révolution russe 1917", Edition Le cercle du nouveau livre d'histoire, 1966

(8)(9) Jean Elleinstein, "La révolution des révolutions", Editions sociales, 1967

  (11) Léon Trotsky "L'art de la guerre et le marxisme", Edition de l'herme, Collection théorie et stratégie, 1975

(12)(13) (14) (28) Nadine Marie-Schawartzenberg "Le KGB", Edition PUF, Collection Que Sais-je, 1993

(15) Bernard Bronchart "L'enseignement des sports de combat", Edition Amphora, Collection savoir faire sportif, 1989

(16) Pierre Taberna, George Carbasse, "La lutte Sambo", Edition Vigot, Collection sport + initiation, 1985

(17) Herbert Jacob, préface in "Sambo Wrestling", Edition FILA", 1972

(19) Pierre Collomb (sous la direction de), "Sport, droit et relations internationales", Edition Economica, 1988

(20) (21)(25) René Rambier, "Contribution à l'analyse technico-tactique de l'attaque en nage waza (judo debout)", mémoire pour le diplôme de l'INSEP, 1987

(22)(23) FILA, "Bulletin numéro 7", 1968

(24)  FILA, "Bulletin numéro 8", 1968

(26) Collectif "Xème séminaire de bioénergétique, Entraînement/Surentraînement", Edition revue EPS, 1992

(27) D'après le compte rendu de Marcel Van Espen (alors DTN à la FFL), publié par "la gazette du centre international de combatique", numéro 1, réédition février 1998



 
 





Bibliographie